• le bal folk

     

     

    Le bal folk ou Comment faire vivre un patrimoine culturel immatériel.

     

    Le violoneux esquisse quelques mesures et déjà les danseuses et les danseurs forment le cercle. On hésite ; s’agit-il d’une bourrée, d’une branle ou d’une polka ?...  Quand la cornemuse, la flûte, l’accordéon et la vielle se joignent au violon, la cadence est trouvée. Les bras s’entrelacent, les pieds sautent, frappent, pointent  et résonnent sur le parquet dans une belle harmonie.

    Tous sont venus, par cette froide soirée de novembre, au bak folk de Saint-Fargeau pour participer à un événement festif. Ni spectacle, ni costumes : petits et grands, jeunes et séniors, en baskets, en bottes ou en ballerines, certains bien malhabiles, d’autres très expérimentés, chacun à sa manière savoure le plaisir de danser. Ainsi, a-t-on perçu, tout au long de la soirée, au-delà de la pratique des danses traditionnelles, une intense convivialité entre tous et une réelle mixité sociale et intergénérationnelle.

    Que de  variétés, que de diversités  dans les figures et dans les pas ! Impossible de décrire ici toute la richesse et la complexité de ces danses. Après la ronde, on forme une chaîne ou bien on se replace en ligne, puis en cortège, en couple, bras-dessus bras-dessous ou main dans la main…

    Et la musique !!! Il y aurait mille choses à en dire ! Deux groupes se sont succédés au cours du bal : Aux Pieds  levés et A Ti A Taille. Ce dernier, dont le nom vient du patois poyaudin, est un ensemble de cornemuses ; son animateur lui-même est facteur de cornemuses. Les musiciens avec certains instruments anciens, d’autres récents, ont fait revivre, avec une énergie joyeuse les musiques traditionnelles de différentes régions.

    Ainsi, l’importance de ce patrimoine culturel immatériel réside autant dans le bal lui-même que dans la richesse des connaissances et des savoir-faire qu’il transmet d’une génération à une autre. Le plus souvent, la transmission s’opère par immersion, observation et imitation. C’est le cas pour l’association Les Ferriers qui a organisé ce bal folk en partenariat avec Le Comité de Jumelage Hermeskeil /Saint-Fargeau. Ce sont aussi des passionnés qui recueillent des répertoires et jettent les bases de nouveaux modes de transmission.

    Pour autant, nulle trace de nostalgie dans ces recherches. Ce patrimoine  immatériel est tout à la fois traditionnel, contemporain et vivant car il ne  comprend pas seulement la sauvegarde des traditions héritées du passé mais il donne naissance à de nouvelles formes de pratiques sociales et d’expressions culturelles.

     

    Françoise Lelard

     

     

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