• 14-18 : Travaux d'élèves

     

    Lors de la visite notre expo à l'Office du Tourisme, les enfants ont été touchés par les lettres des soldats et ont voulu se mettre à leur place et en écrire comme s'ils étaient sur le front.

    Lettre rédigée par Alexiane

    Le 15 décembre 1914,

    Chère mamie,

    A l'heure où je te parle, je suis dans mon lit inconfortable ; je pense beaucoup à toi. Je vois des gens mourir toute la journée, mais si je ne veux pas combattre comme mon ami, je vais mourir. Je n'ai pas envie de mourir.

    A chaque minute qui passe, je pense à vous et à mon ami, qui est mort hier parce qu'il ne voulait pas combattre. Le patron l’a tué, après je suis allé au combat ; j'ai vu plein de cadavres et de gens blessés sur les champs de bataille.

    Peut-être à bientôt.
                                                                       

     

        Lettre rédigée par Arthur

    A Gurgy, le 16 décembre 1917,

    Ma chère Maria,

    Tu me manques énormément et j'espère te revoir bientôt. Je t'écris cette lettre parce que tu m'as répondu pour les autres. Les arbres regorgent de corbeaux, l'herbe qu'il y avait n'est plus là et je suis fatigué. Je suis dans les tranchées à te penser morte ou à penser ne plus jamais te revoir.

    Dans les tranchées, on est protégé des soldats coriaces, mais pas toujours. Comme je ne peux plus me raser, j'ai une longue barbe et l'eau est tellement rare qu'il n'y en a presque plus. Il n'y a plus beaucoup de soldats, voire presque pas. Il y a des morts qui sont soit morts à la guerre, soit morts exécutés par le chef.

    J'espère que nos enfants Chloé et Nicolas vont bien et toi aussi.

    Mille tendres baisers, ma belle.

    Jean, ton mari qui t'aime
                                                                    

      Lettre rédigée par Enzo

    A Paris, le 21 octobre 1914,

    Mes parents,

    Alors que je suis à la guerre, je vais vous écrire tous les moments qui se passent, et si je ne vous écris plus, c’est que je serais mort.

    Je suis dans les tranchées : on est en train de nous préparer pour la guerre.  Je sais qu’il va y avoir des ravages, des morts et plein de sang. Je ne sais pas si on va perdre : en tous cas, j'espère que je vais revenir.

    La guerre est affreuse. Les lits ne sont pas confortables. Mon meilleur ami est mort. Je ne sais plus quoi faire. Les ennemis vont prendre du terrain : on se fait envahir. On a appelé les chars d'assaut ; grâce à ses engins, on a repris la main et on va gagner.
                                                                                          

     Lettre rédigée par Estelle

    Chère Coline,

    Je suis à la guerre depuis 2 ans. Il y avait un beau paysage qui s'est transformé en champ de guerre. Les bombes éclatent de partout. Il y a des fusils. Plein d'hommes sont morts, la plupart étaient mes amis.

    J'ai été touché à la jambe gauche ; le patron m’a dit de me reposer pour mieux guérir et je n’ai pas pu combattre pendant un certain temps. Mais maintenant, ça va mieux : ne t'inquiète pas.

    Je prends de tes nouvelles pour savoir si tu vas bien, parce que moi, non. Mon lit est dur, on mange du potage qui n’est pas bon .Une fois, pendant une semaine, on a mangé des pommes de terre. Je dois te laisser.

    Bisous, mon amour.

    Ton Jean

     Lettre rédigée par Jules

    A Paris, le 5 octobre 1917,

    Chers parents,

    Je suis dans les tranchées. L'eau manque énormément. Je sais que la mort est proche. Nous n'avons plus beaucoup de munitions. Il me manque une jambe, mais tout va bien. Un compagnon est mort aujourd'hui : c'était la seule personne qui m'appréciait dans le régiment. Je serais l'homme le plus content si la guerre cessait enfin. J'espère vous revoir un jour. Je vous aime.

     Lettre rédigée par Lana

    A Paris, le 4 août 1918,

    Mes chers garçons,

    La bataille est rude, longue, sans merci. Il y a peu d'eau pour se raser, se laver ou boire. C'est bizarre, je ne l'avais pas remarqué avant. Je me sens un peu mieux. Les Allemands commencent à céder, surtout depuis qu'on a les chars d'assaut .Si je reste en vie, je vous en montrerais un.

    Dommage que je n'ai pas pu être là pour vos anniversaires : je suis terriblement déçu. Vous me manquez. José, mon ami, a trouvé la mort : un obus l'a décapité. Moi, avec mon poignet à moitié détruit, ça peut aller.

    Les garçons, rassurez les femmes pour moi, merci.

    Je vous aime. Bonne et douce nuit.

    Jean Giono

     Lettre rédigée par Léo et Téo

    A Saint Fargeau, le 15 décembre 1917,

    Cher Elzéard Bouffier,

    Cela fait 3 ans que je combats jour et nuit. Il y a plein de morts sur le champ de bataille. On communique avec des téléphones dans les tranchées. Nous n'avons plus beaucoup d'armes ni de munitions. On n’a pas beaucoup de nourriture ni d'eau pour nous raser et pour boire. On récite des prières dans nos lits de paille inconfortables. J'espère que tu n'es pas mort.

    Bisous à tout le monde.

     Lettre rédigée par Louise

    A Paris, le 21 octobre 1917,

    Chers parents,

    A l'heure où je vous écris, je suis dans les tranchées, dans mon lit de paille, en train de réciter une prière. Depuis que nous sommes arrivés, le paysage a changé. Maintenant il est désert et tout plein de sang et d'hommes morts. Hier, il y a eu 29 grosses explosions. Tous les jours, je vois beaucoup de gens mourir sur le champ de bataille.

    Les Allemands commencent à prendre de l'avance mais nous ne nous laissons pas faire. Il y a de moins en moins d'armes, d'hommes et de provisions. Hier, un de mes bons amis a refusé de partir au combat, et il a été fusillé.

    Le soir, les corvées sont de plus en plus difficiles. Les lits dans les tranchées sont inconfortables, contrairement à la maison. J'ai hâte de retrouver mon lit bien chaud et plus confortable.

    Mais avant tout, je vous aime fort, et en écrivant cette lettre, je pleure.

    Je vous aime.

    Votre fils Auguste

    Pour Pierrette et Jean

     Lettre rédigée par Malaury

    Ma chère sœur d'amour,

    Tu me manques à chaque minute qui passe. Dis à ton fils qu’il n’aille pas à la guerre ; c'est l'enfer. Tu ne peux pas te laver, tu ne peux pas te raser : on sent mauvais. En plus, je suis dans les tranchées, il n’y a plus d'eau, on dort par terre. Tout le monde est terrorisé. On n'a plus du tout d'armes. Je suis touché au bras : j'ai très mal. Aussi, je ne sais pas si on va se revoir. Il fait très froid, je suis très malade.

    Je t'aime.

    A bientôt ou à jamais.

    Patrick

     Lettre rédigée par Mary

    A Verdun, le 19 janvier 1915,

    Pour Mme ………. Claudine

    Bonjour chère Tante,

    Cela fait déjà un an que la guerre a commencé. Je suis épuisé, je suis blessé à la jambe gauche. On combat à Verdun. J'ai perdu des amis, il ne m'en reste qu’un qui est lui aussi blessé à la jambe. Je suis dans les tranchées, je commence déjà à en avoir marre. Il y a des morts partout autour de moi. On ne peut pas se laver, ni se raser. J'espère que l'on va se revoir un jour. Il faut que je retourne combattre. Passe le bonjour à Tonton.

    Bisous.

     Lettre rédigée par Marylou

    Chère Elisabeth,

    Ma bien-aimée, quand je suis parti, tu me manquais déjà. A l'heure où je te parle, je suis contre un arbre écrivant la lettre. Aujourd'hui, je me suis fait tirer une balle dans la jambe droite. Ne t'inquiète pas, je vais très bien.

    C'est cruel ici ! Il y a du sang partout. Demain, nous partons pour Verdun. Hier, le général nous l'a annoncé.

    Ici la nourriture n'est pas délicieuse. Ils nous servent de la bouillie et des légumes à l'eau. J'espère que la guerre se terminera bientôt.

    Hier, mon ami François s'est donné la mort. On l'a cherché partout dans le camp. On ne l'a pas trouvé. Mais un de mes compagnons a trouvé son cadavre pendu à un arbre. Son frère Raymond n'a pas dormi de la nuit.

    J'espère vous revoir bientôt.

    Dis aux enfants que je les aime.

    Et mille tendres baisers pour toi.

    Ton époux, Jean

     Lettre rédigée par Ornella

    Chère Maria,

    Ici, c'est horrible ; il n'y a plus de flaques d'eau mais des flaques de sang. Ce matin, j'ai été touché au ventre ; je ne sais pas si je m'en sortirais. C'est pour ça que je t'écris. J'espère revenir en vie et partir d'ici, car ici, on ne se lave pas, on ne se rase pas et on ne mange pas à notre faim. Dans les tranchées, il n'y a rien. Jacques, mon ami, s'est donné la mort : il en avait marre. Et hier, François ne voulait pas aller combattre, alors le chef l'a attaché et l'a tué.

    Mais surtout ne t'inquiète pas, nous gagnerons.

    Je t'aime.

    Jean

     Lettre rédigée par Philippe

    Mon cher Elzéard BOUFFIER,

    A l'heure où je t'écris, je suis à la guerre, dans les tranchées de Verdun. J'espère que tu vas bien et que tu as continué ton projet de planter des arbres. J'espère qu'on va bientôt se revoir et que la guerre sera bientôt finie.

    Je pense que tu n'es pas mort, mais j'ai un doute car je vois trop de personnes mourir sur le champ de bataille pour imaginer que tu es encore en vie. Ce n'est pas comme chez toi, très calme, c'est plutôt très bruyant à cause des coups de feu et des explosions. Là-bas, c'est horrible et terrifiant !

    Mon meilleur ami s'est fait fusiller car il ne voulait pas aller combattre. On ne mange jamais à notre faim. Des fois, on a de la soupe ou des bouts de viande sèche, ou alors, on n’a rien du tout. Les conditions de vie sont horribles : j'ai un lit de paille, très peu d’eau, donc je ne peux pas me laver ni me raser. Je dois combattre du matin au soir devant tout un désastre. Même des enfants y sont.

    La guerre a abîmé tout le paysage. Au lieu d’un beau ciel bleu, c’est un ciel tout gris. J’en ai marre, j’aimerais que ça s’arrête, mais si je me rebelle, je vais me faire fusiller.

    Jean GIONO , ton ami le promeneur.

     

     Lettre rédigée par Quentin

    Chers Parents,

    Aujourd'hui, le 12 décembre 1917, je suis à la guerre. J'espère que vous allez bien ; moi, ça ne va pas très bien. On ne peut pas se raser et on ne peut pas prendre de douche. Cette guerre est sans merci. Nous sommes dans les tranchées. Des hommes ne veulent pas sortir de peur de mourir. Nous sommes à Verdun. Tout le monde combat jour et nuit. Je ne supporte plus tous ces morts. J'espère que la guerre va bientôt se terminer.

    Quentin

     Lettre rédigée par Samuel

    Cher Elzéard Boufier,

    On m’a pris pour faire la guerre. J'espère que vous allez bien, vous et vos animaux.

    Je vois des gens tués au combat ou exécutés par le général. La vie est dure : je ne peux pas me raser, ni me laver ni encore me nourrir à ma faim.

    J'y suis depuis un mois. Et je vais bientôt craquer.

    Les Allemands persistent et c’est dur ici : des explosions, des coups de feu... Il nous faut plus d’armes, plus de munitions tous les jours. On a déjà réquisitionné des taxis à Paris, des chevaux et des hommes.

    A l'heure où je vous écris, je suis couché dans mon lit en train de me reposer au milieu de toute cette pagaille.

    Jean Giono

     Lettre rédigée par Sarah

    À Verdun, le11 septembre 1915,

    Chère mère,

    Cela fait 1 an que je suis à la guerre. Chaque jour, environ 60 soldats meurent à cause des grenades, des fusils, des mitraillettes, des bombes... Pour communiquer dans les tranchées, nous avons des téléphones qui nous servent à dire si tout va bien. À l'heure où je t'écris, je suis dans mon lit de paille en train de réciter une chanson de désespoir. J'espère que la guerre s'arrêtera bientôt. Si je rentre, je veux te revoir vivante.

    À bientôt.

    Jean Giono

     Les élèves de la classe de CM2 ont réalisé , à leur tour,  une exposition que vous pouvez visionner sur le site de l'école en cliquant ici.

     

     

     

     

     

    « L'eau Le flottage du bois sur le Loing »
    Partager via Gmail

    Tags Tags : , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment



    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :